Je vais te faire une confidence un peu gênante : si la collection Cliffs existe aujourd’hui, c’est en partie grâce à un film de Noël. Oui, un de ceux qu’on regarde sous un plaid avec un chocolat chaud, en sachant très bien comment ça va finir.
C’était en 2013. L’héroïne quittait tout pour s’installer en Irlande et ouvrir sa propre boutique de laine. Elle travaillait avec une éleveuse qui teignait elle-même ses fils. Autant te dire que pour moi, c’était forcément le meilleur film de Noël de tous les temps 😄
Mais surtout, il m’a donné envie d’en savoir plus sur ce pays. J’ai commencé à chercher, à regarder des photos… et je suis tombée sur les falaises de Moher.
Tout est parti d’une falaise
Ça a été un vrai coup de foudre. Ces parois qui tombent à pic dans l’Atlantique, à plus de 200 mètres de hauteur à leur point le plus haut. Le vent qu’on devine rien qu’en regardant l’image. La lumière qui change tout le temps. C’est la nature à l’état pur, la force de la nature dans ce qu’elle a de plus brut. Pour moi, c’est magique.
Je n’y suis encore jamais allée. J’irai, c’est certain. Mais en attendant, je les ai tricotées.
Je ne voulais pas recopier le paysage, mettre une falaise en jacquard sur un bonnet. Je voulais en garder la sensation : le relief, la solidité, les lignes. Et c’est en creusant que j’ai découvert les torsades irlandaises. Il m’a fallu des années pour avoir les compétences de mes envies. Aujourd’hui je les ai, alors j’ai lancé une collection dessus : Cliffs. Elle compte pour l’instant deux pièces, Ayla et Nora, et ce n’est pas fini.
Des torsades comme des couches de roche
Si tu regardes les falaises de Moher de près, tu vois qu’elles sont faites de couches de roche empilées, de grès et de schiste, comme les pages d’un livre. Ces strates, je les retrouve dans les torsades : des côtes qui se croisent, se superposent, et donnent du relief au tricot.
Et puis il y a le lien avec l’Irlande. Depuis le sommet des falaises, par temps clair, on aperçoit les îles d’Aran, celles qui ont donné leur nom aux pulls torsadés les plus célèbres du monde. Je ne pouvais pas rêver meilleur fil conducteur.
Toutes les pièces de Cliffs partagent donc le même esprit de torsades. Elles ne sont pas identiques, mais elles se répondent, pour que tu puisses les porter ensemble sans avoir l’impression d’enfiler un uniforme.
Le choix de la laine et de la couleur prune
Pour la laine, j’ai choisi la Drops Lima, un mélange de laine et d’alpaga. Elle est douce, chaude, et surtout elle met très bien les torsades en valeur : les croisements ressortent nettement, sans que le relief s’écrase. En plus, son prix reste accessible, et ça compte quand on tricote plusieurs pièces assorties.
Côté couleur, je sais ce que tu attendais : un vert bien irlandais, ou un gris pierre. J’ai choisi le prune. Pour moi, c’est la couleur des falaises en fin de journée, quand la lumière baisse et que la roche se teinte de violet. Une couleur profonde, un peu inattendue, qui fait chanter les torsades.
Bien sûr, tu n’es pas obligée de me suivre. Les patrons fonctionnent avec n’importe quelle laine de même grosseur. Fais simplement un échantillon pour vérifier que tu tombes sur la bonne tension.
Ayla, la première pièce
Ayla, c’est le bandeau qui a lancé la collection. Il se tricote vite, et c’est parfait si tu veux découvrir les torsades sans te lancer tout de suite dans un pull. Un premier patron tricot torsades accessible, mais avec assez de relief pour que tu sois fière du résultat.
Sa création n’a pas été un long fleuve tranquille. Au départ j’avais fait des bordures simples mais le bandeau ne tenait pas bien. J’ai tout recommencé après 30cm de tricot pour faire des bordures avec des torsades sur 4 mailles !
Nora, les mitaines qui complètent le duo
Nora, ce sont les mitaines assorties à Ayla. Sur le dos de la main, on retrouve un panneau de torsades dans le même esprit que le bandeau. Pour le pouce, j’ai choisi un gousset : il épouse la forme de la main et laisse le pouce bouger librement. Si tu n’en as jamais tricoté, je t’explique tout dans mon article sur le gousset de pouce]
Nora est passée entre les mains de mes testeuses fidèles, et de deux nouvelles qui ont rejoint l’aventure. Chacune a choisi sa couleur, et c’est fou de voir à quel point les mêmes torsades changent de caractère selon la teinte. Leurs retours ont amélioré le patron : [À COMPLÉTER : un ou deux exemples concrets, comme une explication reformulée, une taille ajoutée ou une erreur corrigée].
Ensuite, le patron est passé chez ma tech éditrice pour la relecture technique, puis j’ai finalisé la version anglaise. Comme tous mes patrons, Nora est bilingue français et anglais.
Et la suite ?
Cliff n’est pas terminée. La prochaine pièce s’appellera Enéa, et je peux juste te dire que ce sera un col. Je n’en dis pas plus pour l’instant !
En attendant, si Ayla et Nora te font de l’œil, elles existent en duo à 8 €, pour tricoter l’ensemble assorti.
Et si tu veux être la première au courant de la sortie d’Enéa, inscris-toi à ma newsletter. En bonus, je t’offre mon patron Myria.
Moi, j’ai mis une falaise irlandaise dans mes aiguilles en attendant de la voir en vrai. Et toi, quel paysage aimerais-tu porter en tricot ?